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Le lendemain, Sofia
n'a même pas mentionné une seule fois ce qui s'était passé la
veille, comme si ce n'était rien passé. Moi, qui n'était pas trop
fier non plus, je n'ai pas évoqué davantage l'incident de la
veille. Mais, en prévision, j'ai échangé trois capotes contre un
paquet de cigarettes avec un pote. Je ne me voyais pas rentrer dans
une pharmacie pour en acheter.
Les deux semaines
qui ont suivie ne furent pas de tout repos. Sofia était d'un humeur
exécrable et elle commençait à me taper sérieusement sur les
nerf ! Régulièrement, j'avais envie de me casser et de la
planter là, mais, je ne sais pas pourquoi, finalement je décidais
de renter en me disant que ça finirait par aller mieux...
Puis, un jour, en
sortant du lycée, elle me lança tout à coup :
-Alors, tu as acheté
des capotes ?
Une fois encore, son
franc parlé me laissa bouche bée !
-Oui...- j'ai
bredouillé.
-Alors, on va chez
moi. Mon vieux est parti au Maroc.
Nous avons fait le
trajet sans dire un mot. Elle habitait dans une tour de vingt étages.
L'appartement était assez chargé en décoration, on s'aurait cru à
Marrakech. Il y avait des poufs, des coussins, des tapis, de la
vaisselle et plein d'autres trucs un peu partout. Sofia n'a pas pris
la peine de me faire visiter et m'amena directement dans sa chambre.
Évidemment, chez elle, la décoration était tout autre. Elle avait
tapissé les murs avec des affiches de groupes d'Hard Rock ! Sur
son minuscule bureau s'entassaient un bordel sans nom et ses fringues
étaient éparpillés aux quatre coins de la pièce.
Elle commença à se
déshabiller comme si elle était tout seule dans sa chambre. Elle
enleva son pull et son t-shirt (elle ne portait pas de
soutient-gorge), ainsi que ses bottes et son pantalon. Moi je la
regardais un peu gêné, mais, surtout, je ne savais pas trop quoi
faire. C'est alors qu'elle se tourna vers moi pour me dire :
-Tu attends quoi
pour te désaper ? Tu es du genre timide avec les filles ?
Sans attendre ma
réponse, elle enleva sa culotte et se glissa dans le lit. Elle avait
le chic pour me mettre mal à laisse, alors je me suis dépêché
d'enlever mes vêtements. Une fois à poil, je me suis rendu compte
que l'appartement n'était pas chauffé.
-Dépêche-toi !
Tu vas attraper la mort ! - me lança Sofia avec, pour une foi,
une voix pleine de tendresse.
Je la rejoignit sous
les draps. J'ai tout de suite ressentis la chaleur de son corps
contre le mien. Ses mains caressaient ma peau en explorant mon
anatomie. Je fis de même sur elle. C'était un moment très
agréable...
Puis, sa bouche, se
posa sur la mienne, pour introduire sa langue avide de luxure. Elle
monta sur moi en m'embrassant furieusement, tout en frottant son
pubis contre ma verge pour la faire grossir. Ensuite, elle porta ses
petits seins, tremblotants d'excitation, à ma bouche. Je dois avouer
que je les ai léché avec délectation en me concentrant sur ces
magnifiques tétons bruns. J'étais de plus en plus excité et je
bandais déjà comme un cerf en rut !
Sofia s'allongea sur
le ventre en s'adressant à moi d'une voix teinté de sensualité :
-Branle-moi.
A ce moment-là, je
me suis rappelé de mon aventure avec Stéphanie et j'ai glissé ma
main entre ses cuises en espérant retrouver les gestes que j'avais
appris.
Apparement, je ne me
débrouillais pas trop mal. Son corps ondulait de plaisir sous mes
caresses. Mes doigts, trempées de cyprine, allaient et venaient de
plus en plus loin dans son vagin. Sofia écarta davantage ses jambes
pour mieux me laisser manœuvrer et, en m'agrippant par les cheveux,
m'encouragea à la branler encore plus vite ! Je dois dire que
la voir prendre son pied ainsi m'excitais terriblement ! Elle
gémissait de plaisir, de plus en plus fort, ses doigts toujours
visés à mon cuir chevelu...Pour mieux la masturber, je me suis même
mis à genoux, le nez plongé dans sa petite chatte trempée !
Je bandais tellement que j'avais presque mal à la bite et cette
intense excitation me faisait frissonner de partout !
Sentant son premier
orgasme arriver, Sofia approcha sa main pour me caresser la verge.
Mon excitation était si grande que, le simple fait de ressentir ses
doigts sur ma verge, me fis jouir aussi sec !
En me voyant gicler
de plus belles , Sofia eut un mouvement de recul en jurant comme
à son habitude. Moi, j'étais hyper gêné et je ne savais plus où
me mettre.
-Attrape la boîte
de mouchoirs. Il faut nettoyer tout ça avant que le matelas sous
trempée ! - me cria t-elle.
Alors, j'ai sauté
hors du lit et je reviens avec plusieurs mouchoirs pour effacer mon
accident. Je suis tout penaud et rouge de honte...
Puis, une nouvelle
fois, Sofia s'adressa à moi avec une extrême douceur :
-Ce n'est pas grave,
bah. Je m'en doutais bien que tu étais encore puceau...
Je n'osais pas la
regarder.
-Viens. - dit-elle
en me prenant par le bras - Maintenant, c'est moi qui va s'occuper
de toi.
Elle m'allongea sur
le lit en se collant contre moi. Elle m'embrassa en me caressant le
torse et le ventre. Elle glissa ensuite sa main pour accéder à mon
sexe complètement mou. Ses doigts experts se sont mis à le masser
pour essayer de le faire grossir. Intérieurement, j'étais très
angoissé, sachant que, après avoir joui une première fois, je
mettait un certain temps avant de pouvoir bander à nouveau.
-Détends-toi !
- insista, Sofia - Embrasse-moi et arrête de réfléchir. -
rajouta en plongeant sa langue au fond de ma bouche. Son élan
passionné me redonna de la confiance et je me suis mis à la
caresser à mon tour. Au bout de quelque temps, je me suis rendu
compte que sa sollicitude avait fini par payer et que je bandais à
nouveau. Ma verge bien en main, elle me branla jusqu'à obtenir une
taille et une dureté qui lui semblèrent satisfaisantes.
Elle attrapa ensuite
un préservatif, déchira l'emballage et l'approcha de ma verge,
palpitante de désir...
-Je m'occupe de
tout. - lança Sofia en déroulant la capote sur ma queue. La
sensation était étrange...décidément, c'était la journée « des
premières fois » !
-Ne t'inquiète pas,
je vais te guider. -rajouta en s'allongeant sur le lit -Viens sur
moi. - m'invita en ajoutant le geste à la parole.
Encore très
nerveux, je me suis installé entre ses cuisses. D'une main ferme,
elle diriga mon dard vers l'entrée de son sexe. Elle glissa le bout
de ma verge enrobé de latex entre ses lèvres juteuses, avant de se
laisser aller dans une injection de plus lascives...
-Vas-y !
Comprenant enfin la
chance que j'avais, j'ai poussé de toutes mes forces pour venir la
rejoindre. Dans un long râle de plaisir, Sofia s'enroula autour de
moi comme un serpent autour de sa proie...Instinctivement, J'ai
commencé à faire les mouvements de vas et viens qui sont de rigueur
dans une telle situation ! Mon plaisir était double, physique
tout d'abord, en goûtant enfin à la jouissance de la pénétration
de ma bien aimée, mais, aussi, celle d'une immense fierté d'avoir
l'impression que grâce à ce premier acte d'amour charnel j'étais
devenu un « homme ».
Les ongles de Sofia
s'enfonçant dans ma chair me firent revenir à la réalité. Elle
était très excitée et mes coups de reins ne semblaient pas lui
suffire. Elle serrait les muscles de son vagin autour de ma queue ce
que rendait la pénétration plus difficile mais, surtout, plus
intense ! Sofia m'incitait à la pomper de plus en plus vite
dans une frénésie presque démente ! Nous gémissions tous les
deux brouillement, impatients d'atteindre à nouveau l'orgasme !
Nous étions en nage et tout collants de sueur, ce qui faisait
accroître notre excitation.
Après avoir éjaculé
aussi vite toute à l'heure, je me trouvais maintenant dans la
situation inverse, j'avais l'impression que je pourrais lui faire
l'amour pendant des heures ! Le plaisir à cet instant était
incroyable et j'étais prêt à redoubler d'effort, jusqu'à
l'épuisement s'il le fallait !
-Vas-y !
Vas-y ! - cria Sofia en m'arrachant pratiquement une touffe de
cheveux !
Dans une explosion
extraordinaire, j'ai senti l'orgasme m'envahir tout entier !
J'ai beuglais comme un âne, complètement crispé par une jouissance
qui se prolongea assez longtemps. Plusieurs décharges électriques
parcoururent ma colonne vertébrale pendant que dans ma tête
résonnaient les coups précipités de mon cœur...
Epuisé, je me suis
laissé tomber sur le côté. Allongés sur le dos, nous regardions
le plafond en reprenant notre souffle. J'ai senti alors sa main se
poser sur la mienne...
-Eh ben, toi, tu
caches bien ton jeu. - dit-elle ravie.
-Je ne suis pour
rien. C'était vraiment ma première fois. - j'ai répondu d'un air
modeste.
-Alors, ne change
rien ! - rajouta Sofia en riant.
Elle enfila son pull
et elle sorti de la chambre. Pendant ce temps, moi je me battais pour
enlever mon préservatif avec plus ou moins de réussite...J'ai fait
attention à ne rien renverser et je l'ai enveloppé dans plusieurs
mouchoirs avant de le jeter dans sa poubelle.
Sofia est revenue
avec plein de gâteaux orientaux et une bière.
-Tu as faim ?
Vas-y, sert-toi. - me proposa t-elle. Effectivement, toutes ses
émotions m'avaient ouvert l'appétit. Après avoir manger, nous
avons longuement parlé, de tout et de rien...Pour la première fois,
je sentais une vraie complicité entre nous.
En regardant par la
fenêtre, je me suis aperçu qu'il faisait déjà nuit et que
j'allais me faire passer une bonne soufflante par ma mère ! Je
suis parti un peu en catastrophe après un dernier « bisou
d'amour »...
Dans le bus qui me
ramenait chez moi, j'affichais un large sourire qui contrastait avec
les mines bien grises des autres passagers...
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