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    La reine des neiges (Bel âge # 03)

    Je suis rentrée en 3ème avec la ferme intention de me trouver une copine, mais j’ai très vite compris que je n’était absolument douée pour draguer.

    Ma timidité était mon plus gros handicap. J’étais jaloux de ces garçons, si sûrs d’eux, qui ne doutaient pas à faire du gringe à toutes les filles qu’ils croisaient. Je n’ai compris que bien plus tard que j’avais, en réalité, autant des chances que les autres d’y arriver ; il me manquais simplement le courage d’aller vers elles.

    Je n’étais pas malheureux pour autant. Cette question, ne obsédais pas plus que ça. La masturbation, que je maîtrisais de mieux en mieux, me permettait largement de soulager la tension sexuelle attisée par les nombreux fantasmes que je projetais sur les jeunes filles qui me faisaient le plus envie.

    Pour le moment, mes fantasmes restaient assez « soft » et un peu « fleur bleu ». Je rêvais d’avoir une copine que j’aurai pu embraser et peloter à volonté. Je m’efforçais, le plus souvent, à les imaginer nues, en essayant de deviner la grosseur de leurs seins, la rondeur de leurs fesses, la chaleur de leurs cuisses…mais rien de vraiment  sexuelle. À part, peut-être, l’envie de me faire masturber par une de ces mains délicates et pleines d’innocence…

    Une fois par semaine, ma mère passait son après-midi à jouer au bridge avec ses copines. Ce jour-là, j’avais la maison pour moi tout seul. Bravant l’interdit, je profitais pour me mettre tout nu dans le salon, semant mes vêtements  un peu partout autour de moi. J’adorais m’installer confortablement au fond du canapé pour me branler, les jambes bien écartées. À poil, au milieu de mon salon, j’étais au « summum » de mon excitation !

    Tout d’abord, je me caressais sans quitter des yeux ma verge qui s’allongeait à vu d’œil. Une fois en pleine érection, j’avais par habitude de repousser le prépuce pour dégager mon gland rond et gonflé. Je trouvais mon organe assez beau et le voir ainsi dressé me remplissais d’une certaine fierté.

    Ensuite, j’essayais de me détendre et de diriger mes penses vers une des filles qui me faisait craquer en ce moment. Je m’aventurais à l’imaginer nue…coquine…complice…Je fantasmais sur le fait qu’elle voudrait de moi. Encore une fois, je n’associais aucune image d’acte sexuelle à mon délire puisque je ne connaissais rien.

    Je me donnais ainsi du plaisir en me caressant les testicules et en me branlant avec envie…jusqu’à jouir dans un râle d’adolescent encore pas trop sûr de lui. Je laissais les quelques giclées de foutre qui jaillissaient du bout de mon gland se rependre sur le parquet du salon…

    Après cet instant de plaisir intense, j’avais, tout de suite, un sentiment de culpabilité qui me laissait un arrière-goût amer…J’ai toujours détesté ça !

    Une fois encore, un événement  improbable allait me conduire un peu plus cet éveil à la sexualité. Pour les vacances d’hiver, ma mère s’était trouvé une copine pour partir au ski, étant donné que leurs maris travaillaient  tout le temps.

    Son amie avait deux filles, Pauline et Stéphanie, à-peu-près de mon âge. Bien sûr, on ne se connaissait pas et ma timidité refit surface en me pétrifiant à nouveau. Nous partagions deux chambres d’hôtel, une, pour les mères et, une autre, pour « les enfants » ; se dire à quel point je devais leur sembler « asexué » à leurs yeux. Mais, de toute façon, ce n’est pas moi qui allais faire de vagues en ayant un comportement inapproprié.

    Les deux jeunes filles étaient plutôt mignonnes, blondes comme le blé, avec des petites taches de rousseur sur le nez. Par contre, elle n’arrêtaient pas de se chamailler, pour tout et pour rien ! Étant moi-même fils unique, je n’avais pas l’habitude de ce type d’affrontement permanent. Je dois dire que, parfois, ça me prenait vraiment la tête. Au bout d’une semaine et demie j’avais hâte que ça se finisse…

    Puis, un matin, pendant qu’on se préparait pour descendre prendre notre petit-déjeuner, Stéphanie est rentrée dans la chambre en sous-vêtement. Je dois avouer que je ne pas pus m’empêcher de la dévorer des yeux discrètement. Mais quand sa sœur s’est aperçue, elle s’est empressée de le rapporter à sa mère ! Voilà encore un drame qui éclate. Pauline accusait sa sœur de vouloir m’aguicher honteusement… Stéphanie se défendait en criant au scandale…et leur mère tentait en vain de calmer tout le monde. L’incident avait bien fait rigoler nos mères qui trouvaient  la situation cocasse mais complètement  innocente. Quoi qu’il en soit, l’incident avait jeté un froid et l’ambiance était devenue glaciale.

    C’est alors, que je me suis mis à réfléchir. Est-ce que derrière ce geste, Stéphanie, n’essayait pas de m’aguicher un peu ou, du moins, attirer mon attention. Elle était la plus gentille des deux avec moi, elle me souriait souvent et elle insistait souvent pour se mettre à côté de moi à table, tout comme moi je faisais avec Amélie (lire texte précèdent).

    Tout à coup je me suis dit qu’elle devait me trouver bien con de pas avoir repéré tous ces petits signes d’attention qu’elle avait fait vers moi. En tout cas, moi, je me trouvais très con !

    Je ne savais pas comment lui dire que j’avais enfin compris.  C’était sans doute trop tard, surtout que Stéphanie, vexée comme un pou, s’était refermée comme une huître. Elle faisait carrément la gueule et je savais, à présent, qu’elle devait m’en vouloir aussi.

    La veille de notre départ semblait bien morose. Cette nuit-là je n’arrivais pas à dormir et ce n’était pas à cause du léger ronflement de Pauline qui dormait dans le lit superposé au-dessus de celui de sa sœur. Un autre bruit, un peu plus éteint, attira mon attention. Stéphanie, tournée en boule contre le mur, semblait sangloter dans le noir. L’entendre pleure m’a rendu très triste et après avoir longuement hésité, je me suis levé pour essayer de la consoler. Je l’ai rejoint dans son lit pour la prendre dans mes bras (je n’aurais jamais pensé oser faire ça) et un petit « Pardonne-moi » est sortit de ma bouche…

    Stéphanie s’est alors retournée tout doucement en essuyant ses larmes avec la manche de sa chemise de nuit.

    -Embrasse-moi – me supplia t-elle. J’ai posé mes lèvres sur les siens presque machinalement. J’ai trouvé qu’elle embrasait bien, avec une grande douceur. Elle se retourna complètement vers moi en quête d’un nouveau baiser…À ce moment-là, j’étais extrêmement heureux !

    On se bécotait amoureusement entrelacés. Une fois encore, j’ai sent l’excitation dresser mon sexe sous mon pyjama, mais c’est la réaction de Stéphanie qui m’a le plus surpris. Elle prit ma main et elle la glissa sous sa robe de nuit. Elle ne portait pas de culotte. Les bouts de mes doigts tremblants sont venus effleurer son sexe légèrement humide ; c’était chaud et doux à la fois. À mon contact, j’ai senti Stéphanie frissonner. Je n’avais pas la moindre idée de quoi faire, même si je comprenais parfaitement ce qu’elle attendait de moi…que je lui donne du plaisir.

    Elle reprit ma main et la frotta contre son sexe gonflé de désir en gémissant de bonheur…J’ai ensuite continué tout seul. Elle écarta les draps pour soulever sa chemise et ouvrir un peu plus les cuisses à fin de me faciliter la tâche. Je pouvais voir ) présent la petite touffe de poils blonds qui ornait son petit mont de Venus. Mes doigts trempés de sa cyprine glissaient entre ses lèvres s’enfonçant tout doucement dans sa fente…Je comprenais maintenant que je pouvais introduire mes doigts en elle.

    Stéphanie était devenue rouge d’excitation ! Elle s’agrippait d’une main à mon pyjama en le déformant complètement.  La branler de la sorte me fascinait presque autant que ça m’excitait ! Je bandais comme un âne (un jeune âne tout de même) sans pour autant éprouver l’envie de me soulager. C’est Stéphanie qui, en voyant ma bosse, elle tira sur le bas de mon pyjama pour la libérer. Je pouvais voir dans ses yeux la même fascination que moi j’avais ressentie face à la découverte de son « puit d’amour ». Elle ne la quittait pas du regard, mais elle n’avait pas plus l’air de savoir quoi faire que moi tout à l’heure.

    Pour le moment, je n’avais pas le temps de lui donner une leçon, je pensais avoir trouvé la bonne vitesse de croisière et sa petite chatte  coulait littéralement  de bonheur ! Elle s’accrocha avec force à mes cheveux et j’ai compris qu’elle était en train de jouir ! La voir ainsi… me rendre compte que c’était moi qui l’avait fait jubiler, m’a tellement excité que j’ai joui à mon tour !

    Je ne pensais pas qu’on pouvait jouir comme ça, sans la moindre stimulation. J’étais vraiment surpris, mais pas autant que Stéphanie en voyant l’état de ses draps !

    Pour le coup, j’étais hyper gêné ! J’ai attrapé un mouchoir en papier pour tenter de nettoyer les dégâts. Je dois avouer que c’était un peu la panique. Nous étions pratiquement dans le noir et nous avions très peur de réveiller  Pauline.

    Nous avons regagné nos lits le plus vite possible en essayant de trouver le sommeil sans dire un mot de plus. Je pense qu’aucun de nous à réussi à s’endormir avant un bon moment. Je repassais inlassablement dans ma tête ce qui venait de se passer. J’étais excité et heureux en même temps. J’avais l’impression d’avoir grandi d’un coup.

    Au petit matin, c’était le « branle-bas de combat ». Il fallait boucler les valises pour rentrer chez nous. Avec Stéphanie, on n’arrêtait pas de croiser des regards complices pendant les préparatifs, ce qui semblait agacer profondément sa sœur. Le retour est passé en un claquement de doigts et je me suis retrouvé chez moi, à nouveau tout seul, assis sur mon lit.

    Cette fois-ci je ne me suis pas fait d’illusions, j’étais presque sûr que je ne la reverrais jamais. Ça devenait frustrant à force…

    Je me suis consolé en me souvenant ce délicieux moment que nous avons partagé ensemble. Je n’ai pas tardé à ressentir  l’agréable sensation de mon appendice s’allongeant à l’intérieur de mon pantalon...

     
      Posted on : Nov 22, 2021
     

     
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    louiseaventuri
    louiseaventuriere's profile
    Comments: 685
    Commented on Nov 27, 2021
    Magnifique histoire, témoignage d'un vécu commun à de nombreuses personnes. Les "amours" de vacances sont les plus poignants.
     




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